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Affichage des articles du décembre, 2020

Que pensez-vous de l'affirmation de Descartes selon laquelle avec la science, l'homme devient maître et possesseur de la nature

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Introduction: La science est l'ensemble des connaissances et des travaux au caractère universel ayant pour objet l'étude de faits et de relation vérifiables, selon une méthode caractérisée par l'observation, l'expérience, les hypothèses et la déduction. C'est dans ce sens que s'inscrit notre sujet à savoir, avec la science, l'homme devient maître et possesseur de la nature. Quel type de rapport y'a-t-il entre la science et la nature? Si ouï, est-ce que cet rapport est toujours soutenable? Voilà entre autre les interrogations sur lesquelles nous allons nous pencher au cour de cette réflexion. Cet essai de rédaction à été proposer par notre Camarade Konté du Sénégal  Si vous aviez des apports ou d'autres propositions de rédaction, nous seront ravi de vous lire en commentaire  Merci

Quel rapport peut-on établir entre la perception et le corps ?

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 1. L'apport de la phénoménologie au XXème siècle : se percevoir, c'est percevoir le monde a. Qu'est ce que la phénoménologie ? La phénoménologie est un terme utilisé pour la première fois par Husserl (1859-1938). Au cœur de la phénoménologie husserlienne se trouve le concept d’intentionnalité, qui signifie principalement que «la conscience est conscience de quelque chose». La conscience est avant tout une «visée» (lorsque nous percevons un objet, nous le «vison »). En percevant l’objet, la conscience sort d’elle-même ; c’est pourquoi elle est essentiellement «intention», et non une «chose qui pense», comme l’avait établi Descartes. Toute conscience est conscience de quelque chose : cela signifie aussi qu’elle n’existe pas en dehors du monde. La perception de soi dépend ainsi de la perception du monde.   b. Merleau-Ponty : réhabilitation du corps dans le processus de perception Merleau-Ponty (1908-1961), dans son ouvrage majeur, la Phénoménologie de la perception, donne au ...

Constater que la vérité change avec le temps doit-il incliner au scepticisme ?

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 Constater que la vérité change avec le temps, c’est admettre en même temps que la vérité n’est pas, par essence, définitive. Elle évolue, elle se transforme. Ce que nous admettons pour vrai dans un temps donné, à une époque donnée, n’est plus considéré comme vrai à l’époque suivante. En général, nous appréhendons la vérité d’un point de vue chronologique : la vérité progresse parce que nos connaissances augmentent, s’enrichissent. C’est par conséquent ce qui explique qu’une vérité puisse devenir « fausse » : elle se trouve en quelque sorte « dépassée » par des vérités nouvelles. Par exemple, la physique d’Einstein, au centre de laquelle se trouve la théorie de la relativité, « annule » la physique de Newton ; à son tour la physique quantique, basée elle aussi sur la relativité, tout en tentant de la dépasser, « annule » certaines données propres à la théorie de la relativité. Mais si une vérité ne peut être définitivement être considérée comme vraie, doit-on pour autant admettre q...

Imaginer, est-ce nier la réalité ?

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 " Pour qu'une conscience puisse imager : il faut qu'elle ait la possibilité de poser une thèse d'irréalité […] Il ne s'agit point pour la conscience de cesser d'être conscience de quelque chose, […] une conscience qui cesserait d'être conscience de quelque chose cesserait par là même d'exister. Mais la conscience doit pouvoir former et poser des objets affectés d'un certain caractère de néant par rapport à la totalité du réel. On se rappelle en effet que l'objet imaginaire peut être posé comme inexistant ou comme absent ou comme existant ailleurs ou ne pas être posé comme existant." J.-P. Sartre, L'Imaginaire, Paris, Éd. Gallimard, coll. Idées, 1966, p. 351 L’imagination est la faculté de former et de combiner des images. Si j’imagine, je mets à distance la réalité, je m’en détache. Mais ce détachement, cette mise à distance du réel impliquent-ils une véritable négation du réel ? Tout dépendrait en fait de la conception que nous nous f...

La perception est-elle trompeuse ?

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 « Le soleil se couche », « la terre est immobile », « une étoile est minuscule » : ce type de jugement correspond, croyons-nous, à la manière dont nous percevons les phénomènes ou le monde extérieur. Même si la science a pu démentir ces affirmations, si nous nous fions à nos sens, nous pouvons continuer de dire que "cette étoile est minuscule" - dans la mesure où nous la percevons comme telle. Faut-il alors considérer comme fondamentalement trompeuse la perception et construire la connaissance en rupture par rapport à celle-ci ? Ou bien doit-on lui attribuer un autre rôle, permettant de l’inclure dans le domaine de la connaissance ? Ne témoigne-t-elle pas en effet de notre présence dans le monde, et de notre manière de l'habiter ? 1. Perception et évidence sensible Si je vois par exemple un autobus s’arrêter au feu rouge, je peux difficilement douter de la réalité de ma perception. Ce n’est pas un rêve, ni une simple impression subjective et d’ailleurs, si une personne m...

La perception est-elle le fondement de la connaissance ?

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 La perception constitue la modalité originaire de notre rapport au monde en ceci qu’elle relie le vivant à son environnement, lui permettant ainsi de pouvoir s’y mouvoir. Il paraît donc aller de soi qu’en tant que socle de notre accès à la réalité, elle soit du même coup le fondement de toute connaissance. Toutefois, contrairement à la perception  qui est de nature sensible, la connaissance consiste à rendre la réalité intelligible, et cette différence est telle qu’elle contraint à examiner dans quelle mesure il est légitime de considérer la perception comme le fondement de la connaissance. 1. La perception comme obstacle à la connaissance Percevoir, c’est d’abord le propre des êtres vivants : l’animal aussi bien que l’homme voit, sent, entend, touche. Cette propriété est précisément ce qui le rend apte à se repérer et à s'adapter à son milieu. La perception est donc essentiellement ce qui inscrit le vivant dans son environnement, ce qui le place parmi les choses du monde. Ce...

Conscience et connaissance de soi

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 La conscience est la faculté par laquelle l'homme est capable de penser ce qu'il vit et dès lors de se penser lui-même. On pourrait donc admettre que la conscience que l'on prend de soi-même équivaut à une connaissance de soi. Or, s'il ne fait pas de doute que la conscience permet de savoir que l'on existe, il n'est pas certain qu'elle puisse permettre la connaissance de soi. Autrement dit, le fait d'être conscient de soi induit-il le fait de se connaître soi-même ? 1. La conscience rend possible la connaissance de soi a. Se connaître soi-même est le principe de toute sagesse Chacun aspire à savoir qui il est. Il semble que ce soit la condition essentielle pour mener une existence sensée et cohérente. En l'absence de cette connaissance, je cours le risque de m'égarer, d'entreprendre des projets ou de tenir des discours dans lesquels demain je ne me reconnaîtrai plus. Ne pas se connaître ou se faire des illusions sur soi conduit inévitablemen...

La conscience moral

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  Le bien et le mal sont des notions familières. Elles orientent nos actions et nos jugements, et nous permettent de faire la part de ce qui mérite d'être poursuivi et réalisé et de ce qui mérite d'être condamné et empêché. La morale, considérée sous cet aspect, peut donc être définie comme « science du bien et du mal ». On rapporte cette capacité de distinction du bien et du mal à une faculté présente en tous : la conscience morale. Elle ne se détermine pas en fonction de ce qui est mais en fonction de ce qui doit être. Dès lors elle implique dans l'existence de tout homme un certain nombre de devoirs. Mais quelle est l'origine de la conscience morale ? Est-elle cet « instinct divin », cette « voix céleste », ce « guide assuré » de l'individu « intelligent et libre » évoqué par Rousseau dans L'Émile (« Profession du vicaire savoyard », 1762) ? 1. En quoi consiste la morale ? a. La connaissance du bien et du mal Platon écrit que « nul n'est méchant volontair...

La conscience

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 Étymologiquement, le terme de conscience - l'un des termes majeurs de la philosophie occidentale - provient du latin cum scientia, qui signifie  « accompagné de savoir ». Mais il possède plusieurs significations, qu'il faut savoir distinguer. Leçon   1. La conscience comme vigilance psychique Tout d'abord, conscience signifie vigilance psychique,c'est-à-dire éveil et attention. En ce sens, elle n'est pas exclusivement réservée à l'être humain, la plupart des animaux manifestent au cours d'une même journée différents degrés de vigilance, allant du sommeil le plus profond à l'état de veille le plus intense. L'augmentation de la vigilance a des répercussions mesurables sur la qualité du comportement. La conscience, dans cette perspective, est une propriété du cerveau : elle semble inséparable d'une réalité matérielle et biologique, celle dont se préoccupent la médecine et la biologie. Cette activité spontanée est propre aux êtres vivants. Elle cond...

Le travail

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1. Le travail est-il punition ou essence même de l'homme ? a. Le travail comme punition «Tu travailleras à la sueur de ton front», dans cet extrait de la Genèse, le travail prend la forme d'une ultime punition de Dieu faite à l'homme qui ne pourra plus récolter les fruits de la nature sans effort. Cette conception se retrouve au cœur même de l'étymologie du terme «travail» : il provient du latin tripalium, qui désigne un instrument de torture. Si dans l’Antiquité grecque le travail s’oppose à l’activité intellectuelle (il est réservé aux esclaves), il correspond donc, au sein de la civilisation judéo-chrétienne, à une malédiction divine. b. Le travail comme marque de l'humanité N'est-ce pas par l'effort même que l'homme peut construire son humanité ? Par le travail, nous nous confrontons à la nécessité du réel et nous construisons une activité intelligente pour dominer en partie la nature (dont nous faisons partie) et la spiritualiser. Kant, dans les Pro...

Le langage est-il le propre de l'homme ?

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Ce sujet peut se présenter à vous sous plusieurs formes, dont les plus connu sont: Seul l'homme parle ?  La communication est-elle le propre de l'homme ?   1. Position du problème a. L'homme est un « animal doué de langage » Cette définition, formulée par Aristote, signifie que si l'homme est un être vivant parmi tous les autres, il s'en distingue cependant en ce que lui seul est doué du langage ou de la parole. On dira que le langage est la « différence spécifique », qui définit l'homme, ou qu'il est « le propre de l'homme », c'est-à-dire cela que l'homme seul possède. Cette première définition ne saurait être comprise indépendamment d'une seconde, suivant laquelle : « l'homme est un animal politique », autrement dit un être qui ne saurait vivre qu'en communauté. C'est en effet seulement parce que les hommes disposent d'un langage commun, qu'ils sont capables de s'entendre et de vivre ensemble. « Il est évident, écrit...

Le langage peut il tout dire ?

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  Cette question peut avoir deux sens, conformément à la double signification du verbe « pouvoir », qui signifie à la fois : – la capacité ou la possibilité ; la question a alors pour sens : « le langage est-il capable de tout dire ? » ; – la permission ou le droit ; la question est alors : « le langage a-t-il le droit de tout dire ? ». 1. Le langage semble capable de tout dire a. La puissance du langage n'est pas limitée par la réalité Le langage est capable de dire aussi bien ce qui existe que ce qui n'existe pas, : il me permet aussi bien de décrire un événement qui s'est réellement produit, qu'un événement ou une situation parfaitement imaginaires. C'est d'ailleurs ce que révèle l'usage artistique ou poétique du langage : l'artiste, l'écrivain, le poète font surgir grâce aux mots des situations qui n'existent tout d'abord nulle part ailleurs que dans l'esprit de l'artiste : ainsi de Homère narrant les aventures d'Ulysse et ses...